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Trail des Passerelles 2016


Trail des Passerelles 2016

« Mais qu’est ce que j’ai à me prouver ?, putain !!! »

Un peu violent comme accroche pour un début de résumé ! C’est bien plus qu’une interrogation agressive ponctué d’un joli mot doux, mais une réelle question existentielle. Cette phrase prendra tout son sens à la fin !

Un résumé qui, aujourd’hui, va vous raconter le périple des frères Harcouet (alias les tocards). Jocelyn et JB, sont partis direction le lac de Monteynard et ses magnifiques passerelles, pas loin de Grenoble, pour effectuer une petite balade dominicale en faisant le trail des passerelles. Jocelyn a profité de ce long week-end du 14 juillet, pour aller squatter chez son frère, qui habite dans les environs d’Annecy.

La course se déroule le dimanche 17 juillet. Nous avons donc « BIEN » le temps de nous préparer pendant ce week-end avant la course. Au programme : repos, balade, feux d’artifice, et achat d’un sac de trails oublié à La Verrie. Oui, parce qu’un HARCOUET (HARCOUËT pour les puristes) ne part jamais sans oublier quelque chose de fondamental chez lui, question de principe… Enfin, tout se passait pour le mieux, HEIN LES HARCOUET !!! Je dis ça car nous avons eu la sympathique idée de passer une petite soirée, l’avant-veille de la course, qui s’est inévitablement fini part une danse de bourrée avec un verre jagerbombe à la main… Autant vous dire que c’est ce qu’on peut appeler détruire, en bonne et due forme, une bonne préparation (si fut-elle bonne un temps, avec un petit 10 km de course à pied pour JB entre la maxi et le trail des passerelles)… Mais bon c’était les retrouvailles avec leur cousin, alors on excuse ?…mais non-bordel, qu’est-ce qu’on peut être con…

Bref le jour J est arrivé. Le réveil est dur ! Debout 4h30, pour un départ de la course à 8h, sous un soleil plus qu’accueillant. Nous étions inscrits sur le 37 km, qui au final en fera 40 (en tout cas sur nos montres… escrocs de Savoyard ;)). La course se déroule plutôt bien pour le début, avec des paysages magnifiques et surtout les premiers passages de passerelles.

Pour la première passerelle, nous commençons par un bouchon !! Hé, on se rend compte que de se faire mal au début n’avait servi à rien au vu de la queue que l’on s’est payée à l’entrée de la première passerelle. Oui, beaucoup de participants sur cette édition ! Et aussi beaucoup de personnes sur cette première passerelle, du coup ça tangue légèrement de gauche à droite et à 85 m de hauteur, je vous assure que nous ne faisions pas les fiers. Pour info, il est interdit de courir sur les passerelles.

Je vous disais précédemment que la course se déroulait plutôt bien ! Mais ça, c’était avant le premier ravito. En effet, jusqu’au premier ravito, les deux premiers passages de passerelles sont fait (pour le deuxième passage, il y avait beaucoup moins de monde du coup on était un peu plus fier:)) et surtout c’est la partie on va dire la plus «facile » ( NE JAMAIS PRENDRE CONFIANCE SUR UN DÉBUT DE TRAIL, JAMAIS). En effet passé ce ravito les choses se corsent ! C’est parti pour la grosse ascension de la course ! Direction les alpages du Senepy. Et là, je faiblis fortement sous le rythme de mon frère, qui ça se voit, a prit de bonnes habitudes de grimpeur dans les massifs alpins. Du coup, ça fatigue dur pour moi et on peut le dire « c’est le début des emmerdes ». Entre problèmes de digestion, qui entraîne une mauvaise alimentation, des crampes, et une belle chute en prime dans une descente (c’est qu’elle était belle, 10/10 artistique), le trail n’a pas été une partie de plaisir. Mais bon, le paysage et une course entre frangins ça motive toujours pour finir.

Pour finir de décrire le parcours, après cette grande ascension, il y a une grande descente pour nous ramener aux passerelles que nous repasserons. Puis s’enchaîne une partie vallonnée, entre ces deux passerelles. C’est dans cette partie que la chute aura eu lieu. J’emmène pourtant le rythme sur cette partie, où je me suis bien rendu compte que j’étais plus à l’aise sur plat et descente qu’en côte !! Il faut dire aussi, que je suis tombé sous le charme d’une traileuse, et qu’il était hors de question de la perdre de vue… Enfin, après cette partie vallonnée, arrive la dernière côte du parcours qui est très pentue. Vous savez, celle qui a l’effet d’une claque derrière la tête et qui te dit : «  et mec, c’n’est pas fini, et tu vas bien en chier ». Et là, je craque encore une fois on est au 33ème Km !! La tête tourne, les jambes sont en coton. Un STOP est nécessaire pour moi. Je m’allonge, récupère tranquillement et repars. Pour JB tous les feux sont au vert, mais il m’attendra pour finir avec lui « c’est beau ! ».

Mais je n’étais pas le seul dans ce cas, pas mal de concurrents étaient dans la même situation. On a même vu des scènes assez choquantes, avec des personnes qui ne se relèvent pas, avec les secours, transfusés, blanc et tremblant sous leur couverture de survie ! Finalement, « il a peut-être bien fait de s’arrêter ce con de Jocelyn »;).

Arrivés en haut de la côte, nous attaquons la descente et le plat final ! Je finirais sur les rotules, avec même une sévère crampe qui m’obligera de m’arrêter à 400 m de l’arrivée. Et voir filer pour toujours ma jolie traileuse pour toujours…

Nous finirons le trail en 7h01. Nous nous étions donné comme objectif 7h, rageant pour une minute. 😉

C’est quand même plutôt pas mal, même si je pense qu’il y a possibilité de faire bien en dessous pour les deux, surtout JB;).

Pour la fin de la course, une baignade est nécessaire dans le superbe lac de Monteynard ! Qui permettra de remettre les idées en place, surtout pour moi après ce trail un peu compliqué et de se laver, au demeurant. Qui en re-sortira une tirade qui restera, à jamais,dans les annales des HARCOUET ! Assis tel un penseur sur mon rocher. « non mais sérieux, après des trucs comme ça, tu te remets pas en question ? Des fois je me demande à quoi ça sert ! Pourquoi je fais ça ? Je suis dans le déni quelque chose ou quoi ? Je sais pas !c’est bizarre hein !! MAIS QU’EST CE QUE J’AI À ME PROUVER ? PUTAIN!!!! » gros éclats de rire :D.

À noter aussi une superbe organisation ! Des ravitos dont JB fera l’éloge jusqu’à la fin de la soirée ! Hé oui il y avait plein de rosettes et des tucs, les péchés mignons de JB. Et aussi, pas mal de supporteurs, qui motivent toujours sous un temps magnifique ! (un poil chaud quand même)

On vous laisse avoir un petit aperçu de la course, avec la vidéo concoctée pour l’occasion !

Jocelyn et JB